La Pierra Menta !

La Pierra Menta !

1920 1281 Damien Rosso

Ma Pierra Menta !

 

Ce rocher ou « la pierre » comme certains peuvent l’appeler, n’est autre qu’un emblème de la vallée du Beaufortain, ce n’est pas pour rien que la célèbre et mythique course de ski alpinisme se nomme la « Pierra Menta ».

Petit brin d’histoire avec une légende qui vaut ce qu’elle vaut, mais il paraitrait que le géant Gargantua ait expédié d’un coup de pied un bout du massif des Aravis qui est venu se planter en plein Beaufortain ouvrant ainsi la porte des Aravis. Et ce fameux bout des Aravis serait la Pierra Menta.

Ceci me semble gargantuesque mais faîtes en ce que vous voulez!

Tout ça pour vous dire que pour la première fois de ma vie, je suis allé couvrir une course de ski alpinisme alors que je ne suis pas du tout aguerri en ski et que c’était la deuxième fois que j’utilisais des fixations qui ne reste pas fixe sur mes skis, quelle idée!

Alors effectivement c’est un peu un rêve d’enfant qui se réalise, car ma passion pour la photo m’est venue en feuilletant les magnifiques magazines de ski FLUID. Malheureusement en bon sudiste qui se respecte et qui est plus à l’aise sur la terre ferme que sur des éléments glissants, j’ai préféré m’adonner à des sports sur roues ou baskets.

Donc me voilà parti début Janvier, pour une initiation ski de randonnée avec François D’Haene, pour essayer de me préparer à suivre la Pierra Menta. Bref après quelques sorties sur la plus haute montagne du Vaucluse (le Mont Ventoux), je me retrouve donc à partir à 3h du matin de chez moi pour me rendre sur la Pierra Menta.

Heureusement Romain Proville, un des Pacers sur le John Muir Trail, a eu pitié de moi et s’est dévoué pour m’accompagner et me montrer les spots.

 

Une belle première journée

 

C’est parti pour suivre la 2nd journée de cette magnifique course dont j’entends parlé depuis si longtemps. Pour mettre tout les chances de mon côté j’ai décidé de voyager léger (Sony A7RIII / Sony A9 / Zeiss Batis 25 mm / Sony 70-200 f/4 ). Me voilà parti, la neige est pas top ce qui rend les choses pas trop facile. La montée se déroule plutôt bien, mais dès qu’il s’agit de descendre, c’est une catastrophe ! Mais j’arrive tant bien que mal à enchainer plusieurs points de passage, etc…

Le premier point de passage où j’ai pu les voir était dans le village d’Arêches, où l’on sent vraiment une ferveur et une convivialité superbe.

Le soleil de la seconde journée

Le jeudi soir direction le briefing, où le parcours du lendemain est annoncé. Malgré les difficultés du terrain et des conditions cette année, tout est mis en place pour trouver des solutions sécurisées pour que tous le monde puisse faire une belle course.

Le vendredi est souvent la journée la plus dure, et ce sera le cas, autant pour les coureurs que pour moi (mon entrainement à ski n’a pas encore trop payé mais ça devrait venir d’ici une dizaine d’année). Direction le premier sommet avec un départ à 6h30 pour pouvoir arrivée avant eux. 2h de montée dans les traces de la course en ski de rando et surtout 800 m de dénivelé positif, mais ce qui m’inquiète le plus c’est qu’il va falloir redescendre.

En tout cas, il fait beau et les paysages sont d’une pure beauté. Je sillonne autour de ce point de passage où ils passeront deux fois. Je reste impressionné par ces athlètes et leur lucidité pour la descente après avoir réalisé les nombreuses ascensions de cette journée. Ils descendent à bloc!

J’entame également ma descente et je suis aussi bien entamé par la montée du matin. La neige est fraîche et je prends presque du plaisir à me laisser glisser dans la vallée, en tout cas plus plaisant que la veille.

Une troisième journée éprouvante

Ca y est c’est le dernier jour, j’ai décidé de monter au sommet de la première bosse et dès les premiers pas de ski dans la neige, j’hésite! La neige est béton, il a gelé cette nuit et la montée de ce matin se fait dans les traces de la descente de la course d’hier. Pas évident pour un novice. Mais je m’y attèle quand même, des amis à François me rejoignent et m’accompagne jusqu’au sommet.

La tête de course pointe le bout de son nez et il neige vraiment fort, cette ambiance est vraiment cool mais les athlètes de la tête de course sont vraiment très concentrés.

Je shoote le début de la course puis j’attaque la descente avec une très forte appréhension dû au condition de neige.

La neige est béton et le terrain est défoncé, c’est super dur et cette perte de temps me prive de les voir sur un deuxième point de passage, du coup je vais directement à l’arrivée.

Cette première Pierra Menta a vraiment été un chemin de bataille pour moi mais aussi une magnifique découverte d’un sport que je connais très peu. C’est aussi une fête et une ambiance incroyable, certains disent que c’est le Tour de France du ski alpinisme, effectivement il y a un peu de ça, mais il y a aussi autre chose. Des paysages à couper le souffle et une humilité époustouflante des gens.

Une course extraordinaire dans un endroit magique !

Laisser une réponse

PHOTOGRAPHE

GLOBE-TROTTER

Damien Rosso – Photographe professionnel

Horaires de bureau : 09:00 – 19:00
Disponibilité shooting : 24/7
Adresse : 115 Impasse Les Balcons de Pra Marri – 84570 / Malemort du Comtat
Téléphone : +33 (0) 625.581.362
Email : contact@droz-photo.com

PHOTOGRAPHE

GLOBE-TROTTER

error: Le travail de Damien Rosso et de DROZ PHOTO est protégé par le droit d\'auteur. Veuillez noter que toute utilisation non autorisée de l\'œuvre de Damien Rosso et de DROZ PHOTO constitue une violation du droit d\'auteur. Pour toute utilisation, l’obtention d\'une licence pour utiliser des photos est requise. Ne pas le faire pourrait entraîner des poursuites judiciaires.